mercredi 19 août 2009

Bignone


Bignone allons voir si ma prose
Qui ce matin avait arthrose
Ainsi qu'une ampoule à l'orteil
N'a point gagné dans la journée
De ne plus être trépanée
Alors que descend le soleil.

Las ! Voyez par ce temps d'orage
Elle devient vraiment peu sage
Et se transforme en abreuvoir !
Ô vraiment, douce créature,
Laissons donc faire la nature,
Commençons cela dès ce soir !

Lors que je vous cueillais, Bignone,
Tandis que vous jouiez la nonne,
En sa plus prude cruauté,
Criiez ! Criiez votre tendresse :
Comme à tout homme la faiblesse
Faisait trembler votre beauté


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